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    Guide Pratique   15 June 2026  schedule 9 min de lecture 

 Comment fixer la durée d’un examen en ligne ? 
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 Fixer la durée d’un examen en ligne ne consiste pas seulement à reprendre le temps prévu en présentiel. Voici une méthode pratique pour calibrer le temps selon les questions, le risque de triche, les contraintes techniqu

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 Equipe Certyx 

 update 

 Mis à jour le 15/06/2026 

 Comment fixer la durée d’un examen en ligne sans pénaliser les candidats sérieux, sans faciliter la triche et sans rendre l’épreuve impossible à surveiller ? La question paraît simple, mais elle conditionne une grande partie de la qualité de l’évaluation. Un temps trop court augmente le stress, les erreurs et les contestations. Un temps trop long laisse davantage d’espace aux recherches externes, aux échanges entre candidats ou à l’usage non autorisé d’outils d’IA.

Dans beaucoup d’établissements, la durée est encore décidée par habitude : « une heure comme en salle », « deux minutes par QCM », « le même temps que l’an dernier ». En ligne, cette logique montre vite ses limites. Les candidats ne sont pas dans le même environnement technique, les interactions avec la plateforme ajoutent parfois quelques secondes par question, et la surveillance repose souvent sur des signaux qu’il faut interpréter avec prudence.

Fixer une durée d’examen en ligne fiable demande donc une méthode. L’objectif n’est pas de chronométrer chaque geste au millimètre, mais de construire un cadre défendable : adapté aux objectifs pédagogiques, proportionné au niveau de risque, compatible avec les aménagements comme le tiers-temps, et suffisamment documenté pour être expliqué en cas de contestation.

Comment fixer la durée d’un examen en ligne : la méthode de départ
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Pour fixer la durée d’un examen en ligne, il faut partir de ce que l’épreuve cherche réellement à mesurer. Une évaluation de mémorisation, une étude de cas, une certification professionnelle et une dissertation courte ne mobilisent pas le même temps cognitif. Le bon point de départ n’est donc pas la plateforme, mais la compétence attendue.

Une méthode utile consiste à raisonner en trois couches : le temps de réponse, le temps de lecture et le temps de manipulation. Le temps de réponse correspond à l’effort intellectuel attendu. Le temps de lecture inclut les consignes, les documents, les énoncés et les données annexes. Le temps de manipulation couvre les actions dans l’interface : passer à la question suivante, sélectionner une réponse, rédiger, relire, enregistrer ou vérifier sa progression.

Dans un examen papier, ces temps existent déjà, mais ils sont moins visibles. En ligne, ils deviennent mesurables et doivent être anticipés. Un QCM simple peut nécessiter peu de manipulation, tandis qu’une question de liaison ou une réponse longue exige davantage d’attention à l’interface. Une durée correcte doit donc intégrer les caractéristiques de chaque type de question, et pas seulement le nombre total de questions.

Une règle opérationnelle consiste à construire un premier temps théorique, puis à l’ajuster avec un test réel. Ce test peut être réalisé par un enseignant, un collègue ou un petit groupe pilote. Il ne sert pas à obtenir une moyenne parfaite, mais à détecter les incohérences : consigne trop longue, document difficile à lire, question ambiguë, temps de rédaction sous-estimé ou navigation trop lourde.

Évaluer le temps selon le type de question
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Le calibrage devient plus fiable lorsque l’on distingue les formats. Deux examens de 40 questions peuvent demander des durées très différentes selon qu’ils contiennent uniquement des QCM ou plusieurs réponses longues. La durée doit suivre la nature de la tâche, pas seulement le volume apparent.

### QCM, vrai/faux et questions fermées

Les QCM et vrai/faux sont souvent perçus comme rapides. C’est vrai pour des questions de reconnaissance directe, mais moins pour des questions à pièges, des calculs, des cas cliniques ou des QCM à réponses multiples. Une question fermée peut mesurer une connaissance immédiate ou une capacité d’analyse ; le temps doit refléter cette différence.

Pour un QCM simple, l’enjeu est de laisser assez de temps pour lire correctement sans offrir une marge excessive pour chercher toutes les réponses ailleurs. Pour un QCM complexe, il faut intégrer le temps de raisonnement, de comparaison des options et parfois de calcul. Si l’examen comporte des réponses multiples, il est préférable d’indiquer clairement cette possibilité afin de ne pas transformer la question en test de devinette.

### Réponses courtes et réponses longues

Les réponses courtes demandent souvent plus de temps qu’un QCM, car le candidat doit formuler une réponse, choisir ses mots et éviter les ambiguïtés. En ligne, elles peuvent aussi révéler des comportements utiles à la surveillance : vitesse de saisie très élevée, collage massif, rupture de style ou réponse apparaissant en bloc. Ces signaux ne prouvent pas seuls une fraude, mais ils influencent la manière de surveiller l’épreuve.

Les réponses longues doivent être calibrées avec encore plus de prudence. Il faut prévoir le temps de structuration, de rédaction et de relecture. Une durée trop courte peut favoriser des réponses superficielles et désavantager les candidats qui rédigent avec méthode. Une durée trop longue, à l’inverse, peut augmenter les tentations de consultation externe si le sujet n’est pas conçu pour limiter la simple restitution.

### Questions de liaison, exercices pratiques et documents annexes

Les questions de liaison, les exercices avec documents et les cas pratiques nécessitent un temps de compréhension initial. Il ne faut pas seulement compter le nombre d’items à relier ou de champs à remplir. Le candidat doit comprendre la logique de l’exercice, parcourir les éléments et parfois revenir plusieurs fois sur l’énoncé.

Lorsque l’examen contient des documents PDF, des annexes ou des captures, la lecture doit être incluse dans le temps global. Si ces documents sont longs, il peut être pertinent de les communiquer avant l’épreuve lorsque l’objectif n’est pas d’évaluer la lecture sous contrainte. Dans le cas contraire, le temps de lecture fait partie de la compétence évaluée et doit être assumé comme tel.

Le vrai risque : un temps mal calibré crée de la triche ou de l’injustice
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La durée d’un examen en ligne est souvent traitée comme un simple réglage administratif. C’est une erreur. Le temps disponible modifie le comportement des candidats. Il influence la probabilité de chercher une aide externe, la qualité des réponses, la perception d’équité et la solidité de la décision finale.

Un temps excessivement long peut donner l’impression d’être bienveillant, mais il peut aussi réduire la valeur discriminante de l’épreuve. Si un candidat dispose de suffisamment de temps pour consulter un cours, interroger un assistant IA, comparer plusieurs sources et reformuler, l’examen ne mesure plus nécessairement la compétence visée. Il mesure parfois la capacité à exploiter des ressources externes sans être repéré.

À l’inverse, un temps trop serré ne protège pas automatiquement contre la fraude. Il peut même favoriser les stratégies de contournement les plus rapides : copier-coller préparé, réponses générées à l’avance, communication entre candidats ou utilisation d’un second appareil. Les candidats honnêtes, eux, subissent surtout le stress et la perte de qualité.

L’idée forte est donc la suivante : **la bonne durée n’est pas celle qui rend la triche impossible, mais celle qui rend l’évaluation cohérente, explicable et surveillable**. Elle doit laisser le temps nécessaire à la compétence attendue, tout en évitant les marges inutiles qui changent la nature de l’épreuve.

Cette approche rejoint une logique de [proctoring proportionné pour les examens en ligne](/proctoring) : on ne sécurise pas une évaluation uniquement en ajoutant des contrôles, mais en alignant le format, le temps, les consignes et la surveillance sur le niveau de risque réel.

Prendre en compte le niveau de risque de l’examen
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La durée ne doit pas être décidée de la même manière pour un quiz d’entraînement, un partiel universitaire, une certification professionnelle ou un examen final à fort enjeu. Plus l’enjeu est élevé, plus il faut documenter les choix et limiter les zones grises.

On peut distinguer quatre niveaux de risque :

- **Évaluation formative** : l’objectif est l’apprentissage. Une durée plus souple peut être acceptable, surtout si la note n’a pas de conséquence forte.
- **Contrôle continu noté** : la durée doit être cohérente et identique pour les candidats d’une même session, avec une attention aux incidents techniques.
- **Examen final ou partiel** : le temps doit être testé, justifié et associé à des consignes claires sur les ressources autorisées.
- **Examen certifiant** : le calibrage doit être particulièrement défendable, car la valeur du résultat dépend de l’intégrité du processus.

Dans un examen à faible enjeu, une durée confortable peut encourager la réflexion et l’apprentissage. Dans un examen certifiant, la même durée peut devenir problématique si elle permet des consultations non autorisées. Le temps doit donc être relié au statut de l’épreuve.

Le niveau de risque influence aussi les contrôles associés. Une épreuve courte avec questions aléatoires peut nécessiter une surveillance plus légère. Une épreuve longue avec réponses ouvertes peut demander un suivi plus attentif des incidents, des comportements de saisie et des ruptures de cohérence dans les réponses. Pour approfondir cet arbitrage, un guide dédié explique comment [concevoir un examen en ligne anti-triche et anti-IA](/articles/concevoir-examen-en-ligne-anti-triche-anti-ia).

Construire une grille de durée défendable
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Pour éviter les décisions arbitraires, il est utile de formaliser une grille de durée. Cette grille n’a pas besoin d’être complexe. Elle doit simplement expliquer comment le temps a été estimé et quels ajustements ont été appliqués.

Une grille peut intégrer les critères suivants :

- **Type de question** : QCM, vrai/faux, liaison, réponse courte, réponse longue.
- **Niveau cognitif** : mémorisation, application, analyse, synthèse, argumentation.
- **Volume de lecture** : consignes, documents, annexes, données chiffrées.
- **Manipulation attendue** : sélection, saisie, glisser-déposer, navigation, relecture.
- **Niveau de risque** : entraînement, contrôle continu, examen final, certification.
- **Contraintes d’accessibilité** : tiers-temps, aménagement individuel, besoins spécifiques.

Cette grille permet de comparer plusieurs versions d’un examen. Elle évite aussi de créer une épreuve déséquilibrée, par exemple avec une première partie très rapide et une dernière partie impossible à finir. En cas de contestation, elle montre que la durée n’a pas été choisie au hasard.

Il est également recommandé de prévoir une marge technique raisonnable. Cette marge ne doit pas compenser une mauvaise conception, mais elle peut absorber les micro-délais liés à la connexion, au chargement d’une question, à la lecture d’une consigne ou à une hésitation de navigation. Pour les examens à fort enjeu, les incidents techniques doivent être distingués du temps pédagogique prévu.

Gérer le temps global, le temps par question et le tiers-temps
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Deux modèles existent principalement : un temps global pour toute l’épreuve ou un temps différencié par type de question. Le temps global est plus simple à comprendre. Il laisse au candidat la liberté de gérer son effort. Il convient bien aux épreuves longues, aux cas pratiques et aux examens où la stratégie de temps fait partie de la compétence.

Le temps par question ou par type de question peut être utile lorsque les formats sont très différents. Par exemple, un examen peut attribuer un temps court aux QCM de connaissance, un temps intermédiaire aux réponses courtes et un temps plus long aux réponses argumentées. Cette approche réduit certains effets de bord, comme le fait de passer trop longtemps sur une partie facile et de manquer de temps pour une compétence essentielle.

Le risque du temps trop découpé est de rigidifier l’expérience candidat. Si le chronométrage devient trop strict, il peut créer de l’anxiété et multiplier les réclamations. Il faut donc l’utiliser lorsque le bénéfice pédagogique est clair, pas simplement pour donner une impression de contrôle.

Le tiers-temps doit être intégré dès la conception. L’ajouter à la fin, sans vérifier l’équilibre global de l’épreuve, peut produire des incohérences. Un candidat bénéficiant d’un aménagement doit avoir un temps adapté à sa situation, tout en conservant le même niveau d’exigence pédagogique. Les modalités doivent être anticipées, paramétrées et traçables. Un article dédié détaille la méthode pour [gérer le tiers-temps lors d’un examen en ligne](/articles/gerer-tiers-temps-examen-en-ligne).

Cas d’usage : calibrer un examen en ligne pour un CFA
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Imaginons un CFA qui organise une évaluation à distance pour une classe de 28 apprenants. L’épreuve dure 90 minutes en présentiel dans l’ancien format. Elle comporte 20 QCM, 5 questions courtes et une mini étude de cas. L’équipe pédagogique souhaite passer en ligne sans dégrader la fiabilité de la note.

La première erreur serait de reprendre automatiquement les 90 minutes. L’équipe commence plutôt par découper l’épreuve. Les QCM simples sont estimés séparément des QCM de mise en situation. Les questions courtes sont testées par deux formateurs. L’étude de cas est relue pour vérifier que les documents annexes sont suffisamment clairs à l’écran.

Après test, l’équipe constate que les 90 minutes sont encore adaptées, mais pas pour les raisons initiales. Le temps de rédaction est légèrement plus long en ligne, tandis que certains QCM sont plus rapides que prévu. Elle décide donc de conserver un temps global, mais de rendre l’ordre des questions aléatoire, de clarifier les consignes sur les ressources interdites et de prévoir un suivi des événements inhabituels.

Deux décisions sont importantes. D’abord, le CFA documente le raisonnement : types de questions, test interne, marge technique, modalités de tiers-temps. Ensuite, il prépare une procédure en cas d’incident : que faire si un candidat perd sa connexion, colle un texte volumineux ou quitte plusieurs fois la fenêtre d’examen ? Cette préparation réduit les décisions improvisées après coup.

Points de vigilance avant de valider la durée
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Avant de lancer l’épreuve, plusieurs erreurs fréquentes doivent être vérifiées. Elles ne concernent pas seulement le confort des candidats ; elles peuvent fragiliser la valeur de l’examen.

1. **Tester uniquement avec l’enseignant expert** : un concepteur répond souvent plus vite qu’un candidat, car il connaît déjà la logique de l’épreuve.
2. **Oublier le temps de lecture** : les annexes, tableaux et consignes longues peuvent représenter une part importante du temps réel.
3. **Confondre vitesse et compétence** : si l’objectif est l’analyse, une durée trop courte mesure surtout la rapidité.
4. **Ignorer les incidents techniques prévisibles** : une petite marge est souvent nécessaire, surtout pour une première session.
5. **Ne pas prévoir les aménagements** : le tiers-temps doit être paramétré proprement, pas géré manuellement dans l’urgence.
6. **Utiliser le temps comme unique barrière anti-triche** : une durée courte ne remplace ni la conception de l’épreuve ni la surveillance proportionnée.

Le temps doit aussi rester cohérent avec la politique de ressources autorisées. Un examen à livre ouvert peut accepter une durée plus longue si les questions évaluent l’analyse, la comparaison ou la justification. Un examen à ressources interdites doit éviter de donner une marge qui transforme l’épreuve en recherche documentaire clandestine.

Exemple de mise en œuvre dans une plateforme d’examen
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Dans une plateforme d’examen en ligne, le calibrage de la durée doit pouvoir se traduire en paramètres concrets. L’enseignant doit pouvoir choisir une durée globale ou des temps différenciés selon les types de questions, activer l’ordre aléatoire des questions ou des réponses, indiquer les questions à réponses multiples et prévoir les aménagements individuels.

Dans Certyx, par exemple, une session peut être configurée avec un temps de réponse global ou un temps par type de question : QCM, vrai/faux, liaison, réponse courte ou réponse longue. L’enseignant peut aussi gérer le tiers-temps au niveau de l’étudiant, suivre la progression des candidats et consulter les incidents horodatés pendant ou après l’examen.

Ce type de dispositif ne décide pas à la place de l’équipe pédagogique. Il aide à appliquer le cadre choisi et à documenter ce qui s’est passé : sorties de fenêtre, changements d’onglet, copier-coller, injection de texte, vitesse de saisie inhabituelle ou rupture de style. Ces signaux doivent rester des indices contextualisés, jamais des preuves automatiques. La décision finale appartient toujours à l’établissement.

Pour les examens plus sensibles, les rapports d’intégrité peuvent compléter l’analyse en regroupant les événements utiles. Ils sont particulièrement importants lorsque la durée, les incidents techniques ou les comportements observés doivent être expliqués après l’épreuve. Sur ce point, il est utile de connaître les éléments attendus dans un [rapport d’intégrité d’examen en ligne](/articles/rapport-integrite-examen-en-ligne).

Limites : aucune durée ne sécurise un examen à elle seule
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Fixer correctement la durée d’un examen en ligne réduit les risques, mais ne les supprime pas. Une épreuve mal conçue restera vulnérable, même avec un chronomètre strict. Si les questions demandent simplement de restituer une définition, un candidat pourra parfois contourner l’objectif avec des ressources externes très rapidement.

La durée doit donc être combinée avec d’autres leviers : consignes précises, banque de questions suffisamment large, ordre aléatoire, types de questions variés, surveillance proportionnée, contrôle d’identité si nécessaire et analyse humaine des incidents. Le RGPD impose également de limiter les données collectées à ce qui est nécessaire et proportionné au contexte. Pour approfondir ce cadre, voir le guide sur [le proctoring et le RGPD dans la surveillance d’examen en ligne](/articles/proctoring-rgpd-surveillance-examen-en-ligne-proportionnee).

Il faut aussi accepter qu’une durée idéale n’existe pas pour tous les candidats. Certains lisent plus vite, d’autres rédigent mieux, certains sont plus à l’aise avec les interfaces numériques. Le rôle de l’établissement n’est pas d’effacer toutes les différences, mais de s’assurer que l’examen mesure bien la compétence annoncée et que les écarts de temps ne produisent pas une injustice manifeste.

Conclusion : comment fixer la durée d’un examen en ligne de façon défendable
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Comment fixer la durée d’un examen en ligne ? La réponse la plus solide consiste à partir des compétences évaluées, puis à ajuster selon les types de questions, le volume de lecture, le niveau de risque, les contraintes techniques et les aménagements individuels. Le temps n’est pas un détail logistique : il influence l’équité, la sécurité et la crédibilité de l’épreuve.

Une durée bien calibrée n’a pas besoin d’être parfaite. Elle doit être cohérente, testée autant que possible, expliquée aux candidats et documentée par l’équipe pédagogique. Elle doit aussi s’inscrire dans un dispositif plus large : conception anti-triche, surveillance proportionnée, traitement humain des incidents et respect du RGPD.

La bonne pratique n’est donc pas de raccourcir mécaniquement les examens en ligne pour empêcher la fraude, ni de les allonger par confort. C’est de choisir un temps qui permet aux candidats de démontrer réellement leurs compétences, tout en limitant les opportunités de contournement et en rendant les décisions défendables après l’épreuve.

  bolt 

En bref
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Synthèse de fin d'article

 Guide opérationnel pour fixer la durée d’un examen en ligne de manière équitable, surveillable et défendable. L’article explique comment calibrer le temps selon les types de questions, le niveau de risque, les contraintes techniques, le tiers-temps et les limites des dispositifs anti-triche.

- La durée d’un examen en ligne doit partir des compétences évaluées, pas seulement du nombre de questions.
- Un temps trop long peut faciliter les consultations externes ; un temps trop court peut créer du stress, des erreurs et des contestations.
- Le calibrage doit distinguer QCM, vrai/faux, réponses courtes, réponses longues, questions de liaison et documents annexes.
- Le temps global convient aux épreuves longues ; le temps par type de question peut être utile lorsque les formats sont très différents.
- Le tiers-temps et les aménagements doivent être intégrés dès la conception, puis paramétrés et tracés.

  Questions fréquentes
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Ouvrez uniquement les réponses qui vous intéressent.

   Quelle est la bonne durée pour un examen en ligne ? expand\_more  Il n’existe pas de durée universelle. La bonne durée dépend des compétences évaluées, des types de questions, du volume de lecture, du niveau de risque, des contraintes techniques et des aménagements comme le tiers-temps.

    Faut-il réduire la durée d’un examen en ligne pour éviter la triche ? expand\_more  Pas automatiquement. Une durée plus courte peut réduire certaines opportunités, mais elle peut aussi favoriser le stress, les erreurs et les contournements rapides. Le temps doit être cohérent avec l’objectif pédagogique et complété par une conception anti-triche adaptée.

    Le temps par question est-il préférable au temps global ? expand\_more  Le temps global est plus souple et convient aux épreuves longues ou complexes. Le temps par question ou par type de question est utile lorsque les formats sont très différents, mais il peut rigidifier l’expérience candidat s’il est trop strict.

    Comment intégrer le tiers-temps dans un examen en ligne ? expand\_more  Le tiers-temps doit être prévu dès la conception de l’épreuve, paramétré individuellement pour les candidats concernés et documenté. Il ne doit pas être ajouté manuellement dans l’urgence sans vérifier l’équilibre de l’examen.

    La durée suffit-elle à sécuriser un examen en ligne ? expand\_more  Non. La durée est un levier important, mais elle ne suffit pas. Elle doit être associée à des consignes claires, des questions adaptées, une surveillance proportionnée, des rapports d’incidents et une décision humaine en cas de suspicion.

   Guide Pratique   9 min  

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