Surveiller un examen en ligne sans webcam : méthodes, limite - Certyx | Solution Anti-Triche           

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    Article   25 May 2026  schedule 11 min de lecture 

 Comment surveiller un examen en ligne sans webcam ? 
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 Surveiller un examen en ligne sans webcam est possible, mais seulement avec une stratégie claire : épreuve bien conçue, signaux techniques, détection anti-IA, règles explicites, supervision humaine et rapports d’intégrit

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 Equipe Certyx 

 update 

 Mis à jour le 25/05/2026 

 Comment surveiller un examen en ligne sans webcam ? La question revient de plus en plus souvent dans les écoles, universités, CFA et organismes de formation. La webcam peut sembler rassurante, mais elle n’est pas toujours nécessaire, acceptable ou proportionnée. Certains candidats n’ont pas un environnement adapté, certains établissements veulent limiter la collecte de données personnelles, et certains examens ne justifient pas une surveillance vidéo permanente.

Pour autant, renoncer à la webcam ne signifie pas renoncer à toute sécurité. Un examen en ligne peut être surveillé sans caméra si l’on combine plusieurs leviers : conception de l’épreuve, contrôle de l’environnement numérique, signaux comportementaux, alertes horodatées, règles pédagogiques claires et analyse humaine après la session. L’objectif n’est pas de prétendre tout voir, mais de réduire les risques de fraude et de documenter les situations douteuses de manière exploitable.

Cette approche est particulièrement pertinente pour les évaluations intermédiaires, les contrôles de connaissances, les examens de formation professionnelle, les certifications internes ou les sessions où la proportionnalité RGPD impose de limiter les moyens de surveillance. Elle demande toutefois une méthode rigoureuse, car un simple questionnaire en ligne sans supervision ni traces techniques reste fragile.

Comment surveiller un examen en ligne sans webcam de façon crédible ?
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Surveiller un examen en ligne sans webcam repose sur une idée simple : remplacer la surveillance visuelle continue par une combinaison de signaux plus ciblés. Au lieu d’observer le visage et l’environnement du candidat pendant toute l’épreuve, l’établissement suit les comportements numériques qui peuvent indiquer une sortie du cadre prévu.

Ces signaux ne sont pas des preuves automatiques. Ils servent à repérer des incohérences, à orienter une vérification et à documenter une décision. C’est une différence essentielle : un changement d’onglet, un copier-coller ou une vitesse de saisie inhabituelle ne prouvent pas toujours une fraude. En revanche, l’accumulation de plusieurs indices cohérents peut justifier une analyse plus approfondie.

Un dispositif de surveillance sans webcam devient crédible lorsqu’il répond à quatre conditions :

- **Des règles annoncées avant l’examen** : les candidats savent ce qui est autorisé, interdit et surveillé.
- **Des signaux proportionnés au risque** : les contrôles activés correspondent à l’enjeu de l’épreuve.
- **Une traçabilité horodatée** : les incidents sont enregistrés avec un contexte lisible.
- **Une décision humaine** : l’enseignant ou le jury interprète les éléments avant toute sanction.

Cette logique permet de construire un examen en ligne surveillé sans caméra tout en évitant deux excès fréquents : la confiance aveugle dans un simple formulaire, et la surveillance intrusive systématique qui collecte plus de données que nécessaire.

Les situations où le proctoring sans webcam est adapté
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Le proctoring sans webcam n’est pas adapté à tous les examens. Il fonctionne surtout lorsque l’enjeu de certification, le niveau de risque et la nature des questions permettent de sécuriser l’épreuve autrement que par l’image. C’est souvent le cas pour des évaluations continues, des tests de positionnement, des examens de modules, des devoirs surveillés à distance ou des validations de compétences non critiques.

Dans un CFA, par exemple, un formateur peut vouloir évaluer les connaissances théoriques d’une promotion à distance sans imposer une webcam à chaque apprenant. Dans une école supérieure, un enseignant peut organiser un contrôle de connaissances sur une plateforme dédiée en activant des contrôles navigateur et une analyse des réponses longues. Dans un organisme de formation, une certification interne peut nécessiter une traçabilité suffisante sans aller jusqu’à une captation vidéo.

### Quand la webcam est souvent disproportionnée

La webcam peut être excessive lorsque l’examen a un enjeu modéré, lorsque les candidats passent l’épreuve depuis des environnements personnels difficiles à standardiser, ou lorsque l’établissement ne souhaite pas traiter de données vidéo. Elle peut aussi créer des problèmes pratiques : bande passante insuffisante, matériel absent, anxiété accrue, contestations liées au cadre privé ou difficulté à surveiller correctement un grand volume de candidats.

Dans ces cas, une surveillance sans webcam peut être plus réaliste. Elle ne cherche pas à reproduire exactement la salle d’examen, mais à créer un environnement numérique contrôlé, explicable et cohérent avec l’objectif pédagogique.

### Quand la webcam reste utile

À l’inverse, certains contextes justifient une vérification visuelle plus forte : concours très sélectifs, examens diplômants à fort enjeu, certification réglementée, suspicion élevée d’usurpation d’identité ou obligation imposée par un référentiel externe. Dans ces situations, la webcam peut compléter d’autres moyens, à condition d’être encadrée juridiquement et expliquée clairement.

La bonne question n’est donc pas « webcam ou pas webcam ? », mais « quel niveau de surveillance est justifié par cet examen précis ? ».

Les signaux anti-triche utilisables sans caméra
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Un examen en ligne sans webcam s’appuie principalement sur des signaux numériques et comportementaux. Pris isolément, ils peuvent avoir des explications légitimes. Pris ensemble, ils permettent de reconstituer le déroulement de la session et de repérer les ruptures de comportement.

Les signaux les plus utiles sont généralement les suivants :

- **Changements d’onglet ou sorties de fenêtre** : ils peuvent indiquer une consultation de ressources externes, mais aussi une notification ou une erreur involontaire.
- **Perte de focus et redimensionnement de fenêtre** : ces événements aident à comprendre si le candidat reste dans l’espace d’examen prévu.
- **Copier-coller et injection de texte** : ils sont particulièrement importants pour les réponses longues, car ils peuvent signaler un texte préparé ou généré ailleurs.
- **Vitesse de frappe anormale** : une réponse très longue saisie en quelques secondes peut être un indice d’import ou de collage masqué.
- **Rupture de style entre réponses** : un changement brusque de niveau, de ton ou de structure peut justifier une relecture pédagogique.
- **Indices d’usage d’IA** : certains comportements peuvent être compatibles avec l’utilisation d’un assistant comme ChatGPT, sans que cela constitue une preuve automatique.
- **Informations techniques de session** : navigateur, environnement, événements horodatés et cohérence globale du parcours.

Ces contrôles doivent être paramétrés avec discernement. Un examen de QCM rapide n’a pas les mêmes besoins qu’une dissertation en ligne. Une épreuve où les documents sont autorisés ne doit pas être surveillée comme une épreuve à livre fermé. Un tiers-temps accordé à un candidat doit aussi être intégré dans l’analyse, sinon une durée différente pourrait être mal interprétée.

Le vrai sujet n’est pas la caméra : c’est la cohérence du dispositif
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L’erreur la plus fréquente consiste à croire que la webcam est le centre de la sécurité. En pratique, une caméra peut montrer un visage concentré sans révéler l’usage d’un second appareil, d’un assistant IA ou d’un document hors champ. À l’inverse, un dispositif sans webcam peut être plus exploitable s’il produit des traces précises, contextualisées et reliées au déroulement de l’épreuve.

La caméra donne une impression de contrôle. La traçabilité donne une base d’analyse. Pour un établissement, cette distinction est majeure. En cas de contestation, il ne suffit pas de dire qu’un candidat « semblait suspect ». Il faut pouvoir expliquer quels événements ont été observés, à quel moment, selon quelle règle, avec quelle gravité et quelle marge d’interprétation.

Une surveillance efficace sans webcam repose donc sur une chaîne de confiance complète :

1. **Avant l’examen** : informer les candidats, définir les règles, choisir les contrôles adaptés et concevoir des questions moins vulnérables à la copie.
2. **Pendant l’examen** : suivre la progression, enregistrer les incidents, alerter sans interrompre inutilement les candidats.
3. **Après l’examen** : analyser les signaux, comparer avec les réponses, prendre une décision argumentée et conserver les éléments utiles.

Cette approche est plus exigeante qu’un simple bouton « surveillance activée ». Elle oblige à penser l’examen comme un dispositif complet, pas comme une page de questions protégée par un outil technique. C’est aussi ce qui la rend plus robuste dans la durée.

Concevoir l’épreuve pour réduire la fraude sans webcam
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La surveillance technique ne compense pas une mauvaise conception d’examen. Si toutes les questions sont facilement recherchables, si les sujets sont réutilisés d’une année sur l’autre ou si les réponses attendues sont génériques, la fraude devient difficile à distinguer d’une bonne recherche documentaire. Sans webcam, la qualité pédagogique de l’épreuve devient encore plus importante.

### Varier les types de questions

Un examen plus robuste combine plusieurs formats : QCM, vrai/faux, réponses courtes, réponses longues, associations ou questions contextualisées. Les QCM peuvent être efficaces pour vérifier des connaissances précises, mais ils doivent être complétés par des questions qui obligent le candidat à expliquer, appliquer ou justifier.

Les réponses longues sont utiles pour détecter des incohérences de raisonnement, mais elles sont aussi plus exposées à l’usage d’IA. Il faut donc demander des éléments situés : étude de cas, justification d’un choix, application à une situation vue en cours, comparaison de méthodes ou analyse d’erreur.

### Utiliser l’aléatoire avec prudence

L’ordre aléatoire des questions et des réponses limite les échanges entre candidats. Une banque de questions suffisamment large permet aussi de varier les versions. Mais l’aléatoire ne doit pas créer d’injustice : les questions doivent rester comparables en difficulté, en durée et en coefficient.

Pour les examens à fort enjeu, il est préférable de classer les questions par objectifs pédagogiques et de tirer des items équivalents dans chaque catégorie. Cela évite qu’un candidat reçoive une version nettement plus facile qu’un autre.

### Adapter le temps à la nature des réponses

Le temps disponible influence fortement le risque de fraude. Un temps trop large facilite la recherche externe. Un temps trop court pénalise les candidats sérieux, notamment ceux qui bénéficient d’aménagements. La solution consiste souvent à ajuster le temps selon le type de question : moins de temps pour des connaissances simples, davantage pour une réponse argumentée.

Le tiers-temps et les aménagements individuels doivent être gérés explicitement. Un dispositif sérieux doit permettre d’accorder un temps supplémentaire à un candidat sans le faire apparaître comme une anomalie dans le rapport de session.

RGPD et proportionnalité : pourquoi l’absence de webcam peut être un avantage
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Surveiller un examen en ligne sans webcam peut faciliter la mise en conformité, à condition de ne pas remplacer la vidéo par une collecte excessive d’autres données. Le principe de proportionnalité reste central : l’établissement doit collecter ce qui est nécessaire au regard de l’objectif poursuivi, et pas davantage.

Dans une logique RGPD, il faut être capable d’expliquer quelles données sont collectées, pourquoi elles le sont, pendant combien de temps elles sont conservées, qui y accède et comment un candidat peut exercer ses droits. Une approche sans webcam réduit certains risques, notamment ceux liés à l’image, à l’environnement privé du candidat et à l’enregistrement vidéo continu.

Elle ne dispense pas de formaliser le dispositif. Les candidats doivent être informés des contrôles navigateur, des alertes possibles, des données techniques enregistrées et du rôle de l’analyse humaine. Pour approfondir ce cadre, un guide dédié au [proctoring et RGPD dans la surveillance d’examen en ligne](/articles/proctoring-rgpd-surveillance-examen-en-ligne-proportionnee) permet de préciser les points de vigilance juridiques et organisationnels.

La proportionnalité doit aussi guider le paramétrage. Un test d’entraînement ne justifie pas les mêmes contrôles qu’une épreuve certificative. Une formation interne ne nécessite pas toujours les mêmes garanties qu’un examen diplômant. L’établissement gagne à documenter ce raisonnement, car il montre que la surveillance n’est pas automatique mais adaptée au contexte.

Cas d’usage : un CFA organise une évaluation à distance sans webcam
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Imaginons un CFA qui doit organiser une évaluation théorique pour 120 apprentis répartis sur plusieurs sites. L’épreuve porte sur des connaissances professionnelles et des mises en situation. L’enjeu est réel, mais il ne s’agit pas d’un concours national. La direction souhaite éviter la webcam pour limiter les contraintes matérielles et préserver une surveillance proportionnée.

Le dispositif peut être construit en plusieurs étapes. D’abord, l’équipe pédagogique crée une banque de questions organisée par compétences : réglementation, gestes professionnels, diagnostic de situation, vocabulaire technique. Ensuite, elle mélange des QCM, des questions de liaison et deux réponses courtes contextualisées. Les questions et réponses sont affichées dans un ordre aléatoire pour limiter les échanges entre candidats.

Pendant la session, les contrôles activés portent sur les sorties de fenêtre, les changements d’onglet, le copier-coller, l’injection de texte et la vitesse de saisie. Les candidats sont informés avant l’examen que ces événements seront enregistrés, mais qu’une alerte ne vaut pas sanction automatique. Un surveillant suit la progression générale et vérifie les incidents les plus graves.

Après l’épreuve, l’équipe repère trois profils. Le premier groupe n’a aucun incident notable. Le deuxième présente quelques sorties de fenêtre isolées, cohérentes avec des erreurs ou notifications. Le troisième contient quelques copies avec réponses longues collées très rapidement, rupture de style et sorties répétées. Seul ce dernier groupe fait l’objet d’une analyse approfondie, avec comparaison des réponses et éventuel échange contradictoire.

Ce cas illustre l’intérêt d’une surveillance sans webcam : elle ne prétend pas tout empêcher, mais elle permet de prioriser les vérifications et d’éviter de traiter tous les candidats comme suspects.

Limites et points de vigilance d’un examen sans webcam
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Un examen sans webcam présente des limites réelles. Il ne permet pas de voir si une autre personne est présente dans la pièce, si le candidat consulte un second écran non détecté, ou s’il utilise un téléphone posé à côté de lui. Il ne garantit pas non plus l’identité du candidat au même niveau qu’un contrôle vidéo ou présentiel.

Ces limites ne rendent pas le dispositif inutile. Elles imposent simplement de le réserver aux contextes appropriés et de le compléter par d’autres mesures lorsque l’enjeu augmente. Une vérification d’identité avant l’épreuve, une photo au démarrage, des questions individualisées ou un oral de contrôle peuvent renforcer le dispositif sans passer nécessairement par une captation vidéo continue.

Il faut aussi éviter les interprétations trop mécaniques. Un copier-coller peut correspondre à une réponse préparée dans un brouillon autorisé. Une sortie de fenêtre peut venir d’un problème technique. Une rupture de style peut s’expliquer par une question très différente. À l’inverse, un candidat qui fraude habilement peut générer peu de signaux. La surveillance sans webcam doit donc être comprise comme un système de réduction du risque, pas comme une garantie absolue.

Exemple de mise en œuvre dans une plateforme d’examen
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Une plateforme d’examen en ligne peut aider à mettre en œuvre cette approche sans centrer toute la sécurité sur la caméra. Dans Certyx, par exemple, l’enseignant peut créer une banque de questions, organiser les contenus par dossiers, utiliser différents types de questions et configurer les coefficients. La session peut ensuite être paramétrée avec un code d’accès, un ordre aléatoire des questions et réponses, un temps global ou différencié par type de question, ainsi que des aménagements individuels comme le tiers-temps.

Pour une surveillance sans webcam, les contrôles utiles peuvent porter sur les changements d’onglet, les sorties de fenêtre, le copier-coller, le redimensionnement, l’injection de texte, la vitesse de saisie, les ruptures de style ou les indices compatibles avec un usage d’IA. Selon le contexte, une photo obligatoire avant le démarrage peut aussi contribuer à l’authentification sans installer une surveillance vidéo continue.

Après l’examen, les rapports d’intégrité rassemblent les incidents horodatés, les alertes, le contexte navigateur et les éléments utiles à l’analyse. L’intérêt n’est pas de remplacer le jugement pédagogique, mais de donner aux équipes une base plus claire pour corriger, ajuster une note, ajouter un commentaire de décision ou traiter une contestation. Pour une vue plus large des approches possibles, la page [proctoring pour examens en ligne](/proctoring) présente les principes généraux de surveillance à distance.

Checklist pour surveiller un examen en ligne sans webcam
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Avant de choisir un dispositif sans caméra, l’établissement peut utiliser une grille simple. Elle aide à éviter les angles morts et à justifier le niveau de surveillance retenu.

- **Définir l’enjeu de l’épreuve** : entraînement, contrôle continu, certification interne, diplôme ou concours.
- **Identifier les risques principaux** : échange entre candidats, consultation web, usage de ChatGPT, usurpation d’identité, copier-coller.
- **Adapter les questions** : éviter les réponses génériques, privilégier les cas contextualisés et les justifications.
- **Paramétrer les contrôles utiles** : ne pas activer tous les signaux par défaut si certains ne sont pas pertinents.
- **Informer les candidats** : règles, données collectées, conséquences possibles et rôle de l’analyse humaine.
- **Prévoir un traitement des incidents** : seuils d’alerte, relecture, échange contradictoire, décision finale.
- **Conserver des traces lisibles** : rapports horodatés, commentaires de correction, exports et justification des ajustements.

Cette checklist montre qu’un examen en ligne sans webcam ne se résume pas à désactiver la caméra. C’est une stratégie de surveillance plus sobre, qui demande des choix explicites et une cohérence entre pédagogie, technique et conformité.

Conclusion : comment surveiller un examen en ligne sans webcam sans fragiliser l’évaluation ?
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Comment surveiller un examen en ligne sans webcam ? La réponse la plus solide consiste à combiner des contrôles non vidéo, une conception d’épreuve robuste, une information claire des candidats et une analyse humaine des incidents. La webcam n’est pas le seul outil de sécurité, et elle n’est pas toujours le plus proportionné.

Un dispositif sans caméra peut être pertinent lorsqu’il produit des signaux exploitables : sorties de fenêtre, changements d’onglet, copier-coller, injection de texte, vitesse de saisie, ruptures de style, indices d’usage d’IA et rapports d’intégrité. Ces éléments doivent être interprétés avec prudence, car ils constituent des indices et non des preuves automatiques.

La position la plus défendable pour un établissement est donc nuancée : utiliser la webcam lorsque l’enjeu le justifie, mais ne pas l’imposer par réflexe. Pour de nombreux examens en ligne, une surveillance sans webcam bien pensée peut offrir un meilleur équilibre entre sécurité, équité, expérience candidat et conformité RGPD.

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En bref
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Synthèse de fin d'article

 L’article explique comment surveiller un examen en ligne sans webcam en combinant conception pédagogique, signaux navigateur, détection comportementale, règles explicites, rapports d’intégrité et décision humaine. Il insiste sur la proportionnalité RGPD, les limites réelles de l’absence de caméra et les cas où ce choix

- La webcam n’est pas indispensable pour tous les examens en ligne ; elle doit être proportionnée à l’enjeu de l’épreuve.
- Un proctoring sans webcam repose sur des signaux comme les changements d’onglet, sorties de fenêtre, copier-coller, injection de texte, vitesse de saisie et ruptures de style.
- Les signaux techniques sont des indices, pas des preuves automatiques de fraude.
- La conception de l’épreuve est centrale : questions contextualisées, formats variés, ordre aléatoire et temps adapté réduisent les risques.
- L’absence de webcam peut limiter la collecte de données sensibles, mais elle ne dispense pas d’informer les candidats et de documenter le traitement RGPD.

  Questions fréquentes
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Ouvrez uniquement les réponses qui vous intéressent.

   Peut-on surveiller un examen en ligne sans webcam ? expand\_more  Oui, si l’examen combine des règles claires, des questions bien conçues, des contrôles numériques et une analyse humaine. Les signaux comme les changements d’onglet, sorties de fenêtre, copier-coller ou injections de texte permettent de documenter des comportements à risque sans filmer le candidat en continu.

    Un examen sans webcam est-il moins sécurisé ? expand\_more  Il peut être moins adapté pour les examens à très fort enjeu ou les situations où l’identité doit être vérifiée visuellement. Mais pour de nombreux contrôles de connaissances, examens intermédiaires ou certifications internes, une surveillance sans webcam bien paramétrée peut offrir un niveau de sécurité proportionné e

    Quels signaux permettent de détecter la triche sans vidéo ? expand\_more  Les signaux les plus courants sont les sorties de fenêtre, changements d’onglet, pertes de focus, copier-coller, redimensionnements, injections de texte, vitesse de saisie anormale, ruptures de style et indices compatibles avec l’usage d’un assistant IA. Ils doivent être analysés comme des indices, jamais comme des pre

    La surveillance sans webcam est-elle plus conforme au RGPD ? expand\_more  Elle peut être plus proportionnée, car elle évite la collecte vidéo et l’exposition de l’environnement privé du candidat. Toutefois, elle reste soumise au RGPD : les données collectées doivent être nécessaires, expliquées, sécurisées, limitées dans le temps et accessibles uniquement aux personnes autorisées.

    Quand faut-il éviter un examen en ligne sans webcam ? expand\_more  Il faut être prudent pour les concours très sélectifs, examens diplômants à fort enjeu, certifications réglementées ou situations avec risque élevé d’usurpation d’identité. Dans ces cas, une vérification visuelle, un oral complémentaire ou une modalité présentielle peuvent être nécessaires.

   Article   11 min  

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