Rapport d’intégrité d’examen en ligne : preuves, alertes et - Certyx | Solution Anti-Triche           

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    Article   25 May 2026  schedule 10 min de lecture 

 Rapport d’intégrité d’examen en ligne : quels éléments pour documenter une triche ? 
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 Un rapport d’intégrité d’examen en ligne ne prouve pas automatiquement une fraude. Il aide à réunir des indices horodatés, contextualisés et interprétables pour prendre une décision équitable et contestable.

 person 

 Equipe Certyx 

 update 

 Mis à jour le 25/05/2026 

 Un **rapport d’intégrité d’examen en ligne** devient essentiel dès qu’un établissement doit comprendre ce qui s’est réellement passé pendant une évaluation à distance. Une alerte de changement d’onglet, un collage massif, une rupture de style ou un indice d’usage de ChatGPT ne suffisent pas, à eux seuls, à conclure à une fraude. Le vrai sujet n’est donc pas seulement de détecter une triche, mais de documenter une situation de manière lisible, proportionnée et défendable.

Pour une école, une université, un CFA ou un organisme de formation, l’enjeu est concret : comment traiter une suspicion sans sanctionner trop vite, sans ignorer un comportement problématique et sans exposer l’établissement à une contestation ? Le rapport d’intégrité répond à cette zone grise. Il rassemble les faits observés, les signaux techniques, les événements horodatés, le contexte d’examen et les éléments pédagogiques utiles pour permettre une décision humaine.

Cet article explique ce qu’un rapport d’intégrité d’examen en ligne doit contenir, comment l’interpréter, quelles sont ses limites et comment l’utiliser dans un cadre conforme au RGPD. L’objectif n’est pas de promettre une preuve automatique de triche, mais de donner une méthode solide pour qualifier les incidents et prendre une décision juste.

À quoi sert un rapport d’intégrité d’examen en ligne ?
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Un rapport d’intégrité d’examen en ligne sert à reconstruire le déroulement d’une session lorsqu’un doute apparaît. Il ne se limite pas à lister des alertes anti-triche. Il doit aider les équipes pédagogiques à répondre à trois questions simples : que s’est-il passé, à quel moment, et dans quel contexte ?

Dans un examen en présentiel, un surveillant peut décrire un comportement : un candidat consulte son téléphone, échange avec un voisin ou sort des documents non autorisés. En ligne, les situations sont plus difficiles à observer directement. Le rapport d’intégrité joue alors un rôle de mémoire structurée de la session : il documente les signaux disponibles sans prétendre remplacer le jugement de l’établissement.

Un bon rapport doit permettre de distinguer un incident technique, une erreur de manipulation et un comportement potentiellement frauduleux. Une perte de focus de quelques secondes peut venir d’une notification système, d’un problème de connexion ou d’une tentative de consultation externe. C’est précisément pour éviter les conclusions hâtives que le rapport doit mettre les alertes en contexte.

Dans une stratégie plus large de [proctoring et de surveillance d’examen en ligne](/proctoring), le rapport d’intégrité d’examen en ligne constitue donc la partie exploitable après l’épreuve. La surveillance détecte des événements ; le rapport aide à les relire, à les hiérarchiser et à les documenter.

Ce qu’un rapport doit contenir pour documenter une suspicion de triche
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Un rapport utile n’est pas un simple score de risque. Un score peut attirer l’attention, mais il ne suffit pas à expliquer une situation. Pour être exploitable, le rapport doit montrer des éléments précis, datés et compréhensibles par une personne qui n’est pas spécialiste technique.

Les informations attendues varient selon le niveau de surveillance choisi, la nature de l’examen et les règles annoncées aux candidats. Toutefois, plusieurs familles d’éléments reviennent dans la plupart des dispositifs sérieux.

- **Identité et contexte de session** : candidat concerné, examen, classe ou groupe, horaire de début et de fin, durée autorisée, éventuel tiers-temps ou aménagement individuel.
- **Événements horodatés** : changements d’onglet, sorties de fenêtre, pertes de focus, redimensionnements, activation ou sortie du plein écran, interruptions techniques.
- **Signaux liés aux réponses** : collage de texte, injection massive, vitesse de saisie anormale, ruptures de style, évolution soudaine du niveau de formulation.
- **Indices liés à l’IA** : éléments compatibles avec l’usage d’un assistant comme ChatGPT, réapparition de marqueurs attendus, incohérences entre le processus de réponse et le contenu rendu.
- **Éléments visuels ou d’authentification** : photo avant démarrage si l’option est activée, cohérence avec l’identité déclarée, informations navigateur utiles au contrôle.
- **Gravité et fréquence** : un incident isolé n’a pas la même portée qu’une succession d’événements au moment précis où une réponse longue est produite.
- **Commentaires et décisions** : observations du surveillant, ajustement éventuel de note, bonus, malus, justification pédagogique ou administrative.

La qualité du rapport dépend autant de la précision des données que de leur lisibilité. Un responsable pédagogique doit pouvoir comprendre pourquoi un événement est signalé, ce qu’il indique probablement, et ce qu’il ne permet pas d’affirmer.

Prouver une triche ne consiste pas à accumuler des alertes
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C’est l’erreur la plus fréquente : croire qu’un grand nombre d’alertes équivaut mécaniquement à une preuve de triche. En pratique, ce raisonnement est fragile. Un candidat peut générer plusieurs alertes à cause d’un ordinateur instable, d’un double écran mal configuré, d’une fenêtre qui se redimensionne automatiquement ou d’une mauvaise compréhension des consignes.

À l’inverse, une fraude organisée peut parfois produire peu d’alertes si elle est préparée avec soin. Un candidat peut utiliser un second appareil, recevoir de l’aide externe ou préparer des contenus à l’avance sans déclencher tous les signaux techniques attendus. Le volume d’alertes n’est donc pas le seul critère pertinent.

L’idée forte à retenir est la suivante : **un rapport d’intégrité ne doit pas chercher à remplacer la preuve par la quantité, mais à construire une cohérence entre les faits observés**. Ce n’est pas seulement le nombre d’événements qui compte, mais leur nature, leur moment, leur enchaînement et leur lien avec les réponses produites.

### La différence entre indice, preuve et décision

Pour éviter les abus, il faut séparer clairement trois niveaux. Un indice est un signal qui mérite une attention : par exemple une sortie de fenêtre au moment d’une question complexe. Une preuve est un élément suffisamment robuste pour établir un fait précis : par exemple la réapparition dans une copie d’un marqueur volontairement placé dans un document consulté, si le contexte le confirme. La décision est l’acte final de l’établissement : validation de l’examen, convocation du candidat, ajustement de note, annulation ou procédure disciplinaire.

Une plateforme peut aider à produire des indices et à documenter certains faits. Elle ne doit pas décider seule de la fraude. Cette séparation protège les candidats, mais aussi l’établissement, car elle rend la décision plus argumentée et moins contestable.

### Le moment de l’incident compte autant que l’incident

Un changement d’onglet pendant les consignes n’a pas la même signification qu’un changement d’onglet répété pendant une question rédactionnelle à fort coefficient. Un collage de texte au début d’une réponse longue n’a pas la même portée qu’un copier-coller autorisé dans un exercice où les candidats doivent manipuler du code ou des données.

Le rapport doit donc permettre de relier les événements à la chronologie de l’examen : type de question, temps restant, progression du candidat, durée de saisie, modifications successives et comparaison avec le comportement habituel pendant la session. Sans cette chronologie, l’analyse reste trop abstraite.

Comment interpréter les signaux anti-triche sans automatiser la sanction
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Les signaux anti-triche doivent être lus comme des éléments de risque. Ils orientent l’analyse, mais ils ne remplacent pas une instruction contradictoire lorsque la sanction est importante. Une bonne méthode consiste à classer les incidents par gravité et par niveau d’explication possible.

1. **Identifier les faits bruts** : événement observé, heure, durée, candidat, question concernée.
2. **Évaluer les explications alternatives** : bug, réseau, accessibilité, consigne ambiguë, outil autorisé, erreur de manipulation.
3. **Regrouper les signaux cohérents** : par exemple sortie de fenêtre, retour rapide, collage massif, rupture de style et réponse très structurée.
4. **Comparer avec le règlement d’examen** : ce qui était interdit, autorisé ou non précisé.
5. **Documenter la décision humaine** : maintien de la note, demande d’explication, correction renforcée, malus, annulation partielle ou autre mesure prévue par le règlement.

Cette méthode est particulièrement importante pour les examens certifiants, les concours internes, les évaluations de fin de module ou les formations professionnelles où la note peut avoir une conséquence directe sur l’obtention d’un diplôme, d’un bloc de compétences ou d’une certification.

Elle évite aussi une dérive fréquente : traiter tous les examens comme s’ils avaient le même niveau de risque. Un quiz d’entraînement, un partiel universitaire, une certification professionnelle et un examen final diplômant n’appellent pas le même degré de surveillance ni le même niveau d’exigence documentaire.

Cas d’usage : suspicion d’usage de ChatGPT pendant une épreuve rédactionnelle
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Imaginons un organisme de formation qui organise une épreuve en ligne de deux heures avec des questions longues. Les candidats ont accès à un document PDF de consignes, mais l’usage d’assistants IA est interdit. Pendant la correction, un formateur repère une copie très structurée, au style inhabituel, avec des formulations génériques et une réponse qui semble peu liée aux exemples vus en cours.

Sans rapport d’intégrité, la discussion devient rapidement subjective. Le formateur peut avoir une intuition, mais l’étudiant peut répondre qu’il a simplement bien travaillé. Le risque est alors de sanctionner sur une impression ou, à l’inverse, de renoncer à traiter une fraude probable faute d’éléments.

Avec un rapport d’intégrité d’examen en ligne, l’équipe peut examiner plusieurs faits. Le candidat a-t-il quitté la fenêtre pendant la rédaction ? Y a-t-il eu un collage massif après une période d’inactivité ? La vitesse de saisie est-elle compatible avec une rédaction progressive ? Observe-t-on une rupture nette de style entre deux réponses ? Des marqueurs ou formulations spécifiques présents dans un document ont-ils réapparu d’une manière anormale ?

La décision ne doit pas venir d’un seul signal. En revanche, la convergence de plusieurs éléments peut justifier une demande d’explication, une relecture renforcée, une comparaison avec d’autres travaux du candidat ou une procédure prévue par le règlement. Le rapport ne ferme pas le débat ; il le rend plus factuel.

RGPD, proportionnalité et contestation : les points à traiter avant l’examen
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Un rapport d’intégrité n’est juridiquement solide que si le dispositif a été pensé avant l’épreuve. Les candidats doivent comprendre quelles données peuvent être collectées, pourquoi elles le sont, combien de temps elles sont conservées et qui peut y accéder. La surveillance ne doit pas être plus intrusive que nécessaire au regard de l’objectif poursuivi.

Le RGPD ne rend pas impossible la surveillance d’un examen en ligne. Il impose de la justifier, de la limiter et de l’encadrer. Pour approfondir ce point, un établissement peut s’appuyer sur un cadre dédié au [RGPD appliqué aux examens en ligne](/rgpd) et sur des règles internes claires.

En pratique, plusieurs questions doivent être tranchées avant la session :

- **Quel est le niveau de risque de l’examen ?** Une certification finale peut justifier plus de contrôles qu’un entraînement formatif.
- **Quelles options de surveillance sont nécessaires ?** Tous les signaux disponibles ne sont pas forcément pertinents pour toutes les épreuves.
- **Les consignes sont-elles explicites ?** Les candidats doivent savoir si le copier-coller, les documents externes, l’IA ou les changements d’onglet sont autorisés.
- **Quelle procédure en cas d’alerte ?** Une alerte doit déclencher une analyse, pas automatiquement une sanction.
- **Comment le candidat peut-il s’expliquer ?** Plus la conséquence est forte, plus la possibilité de contradiction est importante.

La contestabilité est un point central. Un rapport utile doit pouvoir être relu par une autre personne que le surveillant initial. Il doit présenter des faits compréhensibles, éviter les formulations accusatoires automatiques et permettre de vérifier pourquoi une décision a été prise.

Ce que les établissements sous-estiment : la qualité du règlement d’examen
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Le meilleur rapport d’intégrité perd beaucoup de valeur si le règlement d’examen est flou. Si l’usage de documents externes n’est pas précisé, si ChatGPT n’est pas mentionné, si le copier-coller est interdit oralement mais pas écrit, l’établissement se place dans une situation fragile.

La preuve d’une triche ne dépend pas uniquement de la technologie. Elle dépend aussi de la règle que l’on cherche à faire respecter. On ne peut pas reprocher solidement à un candidat d’avoir utilisé un outil si la consigne ne permettait pas raisonnablement de comprendre que cet outil était interdit.

Avant de chercher à renforcer la détection, les équipes devraient donc clarifier trois éléments : ce qui est autorisé, ce qui est interdit, et ce qui se passe en cas d’incident. Cette clarification réduit les contestations, améliore l’équité entre candidats et rend le rapport d’intégrité beaucoup plus exploitable.

### Un rapport ne compense pas une mauvaise conception d’épreuve

Certains examens sont très vulnérables par construction : mêmes questions pour tous les groupes, absence de temps limité, questions purement définitionnelles, énoncés faciles à copier dans un assistant IA, correction uniquement basée sur le résultat final. Dans ce cas, le rapport d’intégrité aide, mais il ne suffit pas.

La sécurisation doit aussi passer par la conception pédagogique : banques de questions, ordre aléatoire, questions contextualisées, coefficients adaptés, temps différencié selon le type de question, et correction qui valorise le raisonnement plutôt que la restitution générique. La surveillance est plus efficace lorsqu’elle complète une épreuve bien conçue.

Exemple de mise en œuvre dans une plateforme d’examen
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Dans une plateforme française comme Certyx, le rapport d’intégrité peut s’inscrire dans un dispositif plus large : création de l’examen, banque de questions, lancement d’une session, surveillance proportionnée, correction et documentation après l’épreuve. L’intérêt n’est pas seulement de détecter des comportements suspects, mais de conserver une trace compréhensible de ce qui a été observé.

Concrètement, un enseignant peut organiser ses questions par dossiers, choisir des formats variés comme QCM, vrai/faux, liaison, réponse courte ou réponse longue, appliquer des coefficients et définir des temps adaptés. Au lancement de la session, il peut activer des options de surveillance selon le niveau de risque : changements d’onglet, sorties de fenêtre, copier-coller, redimensionnements, plein écran, indices de machine virtuelle, injection de texte, vitesse de frappe anormale ou signaux compatibles avec l’usage d’IA.

Pendant l’examen, le surveillant suit la progression des candidats, les alertes, les incidents horodatés et les informations utiles au contexte. Après l’épreuve, les rapports d’intégrité, les exports, les notes, les ajustements éventuels, les bonus ou malus et les commentaires permettent de documenter la décision. Dans certains cas, des prompts cachés dans des PDF peuvent aussi aider à repérer une copie vers un assistant IA lorsque des marqueurs réapparaissent dans une réponse.

Cette approche reste une aide à la décision. Certyx, comme toute plateforme de proctoring responsable, ne doit pas être compris comme un juge automatique. Les signaux attirent l’attention, les rapports structurent les faits, mais l’établissement garde la responsabilité de l’analyse finale.

Limites d’un rapport d’intégrité d’examen en ligne
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Un rapport d’intégrité d’examen en ligne améliore fortement la traçabilité, mais il ne supprime pas toutes les zones d’incertitude. Certains comportements ne sont pas observables sans dispositif intrusif, et certains signaux peuvent avoir des causes légitimes. Il faut donc accepter qu’un rapport documente un niveau de risque plutôt qu’une vérité absolue.

Les principales limites sont connues. Les signaux navigateur ne voient pas ce qui se passe sur un second appareil. Les indices d’usage d’IA peuvent ressembler à une bonne maîtrise rédactionnelle. Une vitesse de saisie atypique peut venir d’un texte préparé légalement si les règles l’autorisent. Une rupture de style peut être liée au stress, au sujet ou à une différence entre deux types de questions.

C’est pourquoi les établissements doivent éviter deux excès. Le premier consiste à ignorer les alertes au motif qu’elles ne prouvent pas tout. Le second consiste à automatiser la sanction dès qu’un seuil est dépassé. La position la plus solide se situe entre les deux : analyser les signaux, chercher les explications alternatives, confronter les éléments au règlement, puis prendre une décision motivée.

Checklist pour produire un rapport exploitable après l’examen
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Pour qu’un rapport soit réellement utile en cas de suspicion, il doit être pensé comme un dossier de décision. Voici une checklist simple à utiliser après une session à risque.

- **Relire la chronologie complète** plutôt que de ne regarder que le score ou la dernière alerte.
- **Identifier les événements liés aux moments critiques** : questions longues, fort coefficient, fin de temps, changement soudain de qualité de réponse.
- **Vérifier les consignes données au candidat** : outils autorisés, documents, IA, copier-coller, navigation externe.
- **Rechercher les explications non frauduleuses** : problème technique, accessibilité, tiers-temps, consigne ambiguë, comportement habituel.
- **Comparer les réponses avec le processus de saisie** : progression, vitesse, collages, ruptures, cohérence avec les autres réponses.
- **Formuler une conclusion prudente** : suspicion faible, moyenne ou forte, éléments retenus, éléments écartés, suite donnée.
- **Documenter la décision** : maintien, correction renforcée, convocation, ajustement de note ou autre action prévue par l’établissement.

Cette checklist peut être reliée à des ressources complémentaires, notamment sur [la méthode pour prouver une triche à un examen en ligne](/articles/comment-prouver-une-triche-a-un-examen-en-ligne) ou sur [la détection de ChatGPT et des assistants IA pendant les examens](/articles/detection-chatgpt-llm-proteger-vos-examens-certyx). Le rapport d’intégrité d’examen en ligne devient alors une pièce centrale d’un dispositif plus complet, sans être confondu avec une preuve automatique.

Conclusion : un rapport d’intégrité sert à décider mieux, pas à sanctionner plus vite
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Un **rapport d’intégrité d’examen en ligne** est utile lorsqu’il transforme une suspicion confuse en dossier lisible : événements horodatés, signaux techniques, contexte pédagogique, règles applicables et décision motivée. Sa valeur ne vient pas d’une promesse d’infaillibilité, mais de sa capacité à rendre l’analyse plus rigoureuse et plus équitable.

Pour prouver ou écarter une triche, l’établissement doit éviter les raccourcis. Une alerte n’est pas une sanction, un indice n’est pas toujours une preuve, et une plateforme ne remplace pas la responsabilité humaine. En revanche, lorsque les consignes sont claires, les contrôles proportionnés et les rapports bien structurés, il devient beaucoup plus facile de traiter les incidents avec sérieux.

La bonne approche consiste donc à concevoir l’examen, la surveillance et le rapport comme un ensemble cohérent. C’est cette cohérence qui protège l’intégrité académique, les candidats honnêtes et la capacité de l’établissement à justifier ses décisions en cas de contestation.

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En bref
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Synthèse de fin d'article

 Un rapport d’intégrité d’examen en ligne sert à documenter une suspicion de triche avec des faits horodatés, des signaux techniques et un contexte pédagogique. Il ne prouve pas automatiquement une fraude : il aide l’établissement à distinguer indice, preuve et décision humaine, dans un cadre proportionné et conforme au

- Un rapport d’intégrité ne doit pas être un simple score de risque : il doit présenter des faits datés, contextualisés et compréhensibles.
- Les alertes anti-triche doivent être interprétées avec prudence : changement d’onglet, collage, vitesse de frappe ou signal IA sont des indices, pas des sanctions automatiques.
- La chronologie est essentielle : le moment d’un incident et son lien avec une question ou une réponse comptent autant que l’incident lui-même.
- Le règlement d’examen doit préciser les outils autorisés ou interdits, notamment l’usage de ChatGPT, du copier-coller et des documents externes.
- Le RGPD impose une surveillance proportionnée, une information claire des candidats et une gestion maîtrisée des données collectées.

  Questions fréquentes
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Ouvrez uniquement les réponses qui vous intéressent.

   Un rapport d’intégrité d’examen en ligne prouve-t-il automatiquement une triche ? expand\_more  Non. Un rapport d’intégrité rassemble des indices, des événements horodatés et des éléments de contexte. Il peut aider à documenter une suspicion forte, mais la décision finale doit rester humaine et tenir compte du règlement, des explications possibles et du contexte pédagogique.

    Quels éléments doivent figurer dans un rapport anti-triche d’examen en ligne ? expand\_more  Il doit idéalement inclure l’identité de session, les événements horodatés, les changements d’onglet, les sorties de fenêtre, les collages, les signaux de saisie anormale, les indices d’usage d’IA, les informations d’authentification disponibles, ainsi que les commentaires et décisions prises après analyse.

    Une alerte ChatGPT suffit-elle à sanctionner un candidat ? expand\_more  Non. Une alerte compatible avec l’usage de ChatGPT doit être traitée comme un signal de risque. Elle doit être rapprochée d’autres éléments : consignes de l’examen, chronologie, contenu de la réponse, collages éventuels, rupture de style et possibilité pour le candidat de s’expliquer.

    Pourquoi l’horodatage est-il important dans un rapport d’intégrité ? expand\_more  L’horodatage permet de relier un incident à un moment précis de l’examen : question difficile, réponse longue, fin de temps ou changement soudain de comportement. Sans chronologie, une alerte est beaucoup plus difficile à interpréter correctement.

    Le RGPD autorise-t-il les rapports d’intégrité pour les examens en ligne ? expand\_more  Oui, à condition que la collecte soit justifiée, proportionnée, expliquée aux candidats et limitée aux besoins réels de l’examen. Les données doivent être accessibles uniquement aux personnes habilitées et conservées pendant une durée cohérente avec la finalité annoncée.

   Article   10 min  

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